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LE MOT DU MAIRE
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" PLACE AUX ACTES"
Depuis trop longtemps, quelques voyous, et je pèse mes mots, pensent qu'ils peuvent à leur guise continuer à perturber régulièrement la vie des coursanaises et des coursanais, continuer à salir, à détruire, en un mot se placer délibérément hors du cadre qu'est celui d'une société de droit.
Vols, détériorations de bâtiments communaux y compris d'un cimetière tout dernièrement, d'incivilités en tous genres préfigurées par l'irrespect total de la vie responsable et solidaire qui doit être celle d'une collectivité, tels sont les comportements de ces tristes sires.
Et bien, je leur dis : c'est terminé, car dans le cadre de toute l'étendue de mes responsabilités de maire, je me dois de réagir.
Il faut donc qu'ils sachent « ces petits courageux nocturnes » que je n'ai jamais été et ne serai jamais un premier magistrat qui ne consacrera son temps qu'à constater ces multiples méfaits et corollairement demeurer inerte.
J'annonce donc, que j'attends, dans les toutes prochaines semaines, les conclusions d'un rapport d'études que j'ai sollicité pour la mise en place de caméras de protection sur notre commune.
A cet égard, j'ajoute que je ne saurais entendre, ce qui peut s'élever en mettant en évidence des principes, des dogmes voire des états d'âmes de ceux qui peuvent évoquer entre autres critères l'atteinte à la liberté qu'engendrerait une telle implantation.
Certes, je peux comprendre certaines remarques voire contestations sauf qu'à ce jour, personne ne m'a apporté la recette miracle pour combattre ce fléau récurrent.
Par contre, ce que je sais, c'est que les coursanais, et ils ont raison, c'est au maire qu'ils s'adressent et qu'il m'appartient de les écouter et de les entendre lorsque trop c'est trop et c'est le cas présentement.
Aujourd'hui, nous sommes entrés dans la spirale, de l'intolérable, une situation qui demain peut engendrer des débordements, dont on ne peut maîtriser la portée, créés précisément par l'immobilisme de ceux qui sont en charge de responsabilités publiques ; je ne veux pas faire partie de ceux-là.
Oui, aujourd'hui les dérives de notre société nous conduisent malheureusement dirais-je à ce type d'actions de prévention dans la mesure où l'Etat et quelle que soit sa couleur politique est toujours très à l'aise pour rappeler que la sécurité d'une commune incombe exclusivement aux compétences du maire.
Et bien, je relève le défi, face à ce même Etat qui ne dote pas ses propres services de sécurité de moyens humains leur permettant de lutter efficacement face aux multiples problèmes auxquels ils sont confrontés sur notre territoire national. Un Etat qui restreint de manière drastique les aides aux collectivités territoriales et locales en particulier, en ne leur donnant pas les possibilités de créations d'emplois qui seraient nécessaires au renforcement des services de police municipale en l'occurrence.
Et bien par delà ces carences nationales, je prendrai et je l'assumerai totalement, la mise en place sur notre ville de caméras de protection, non pour savoir si le voisin va voir la voisine, mais plus simplement pour répondre efficacement aux agissements intolérables d'une minorité de délinquants qui régulièrement s'ingénient à troubler l'ordre public.
Certes, cette installation a un coût, mais cet engagement budgétaire repose en ce qui me concerne sur un vecteur fondamental qu'est la réinstauration et la pérennité d'une bonne qualité de vie à Coursan.
Le risque zéro, là encore ne sera pas atteint, mais l'action que j'entends lancer aura au moins le mérite de faire connaître à ces individus par delà la justice de notre pays que la liberté a ses limites et lorsque celles-ci comme c'est le cas présentement sont franchies, il faudra qu'ils en assument toutes leurs conséquences. Le dialogue, la concertation et la prévention, que j'ai sans cesse préconisé, sont allés au terme de leurs expressions ; seule demeure donc aujourd'hui devant des actions aussi irresponsables qu'inacceptables, l'action concrète.
A bon entendeur !
Le Maire
et conseiller général
Gilbert PLA